il y a une dizaine d'années, on m'a mis ce livre entre les mains et ça a été une révélation totale. J'avais adoré, je l'avais dévoré. Avant d'investir dans de l'encre neuve, je me suis replongée dans ce que je considéré jusqu'à présent comme mes classique et j'ai commencé par 1984. Et là, au bout d'un centaine de pages, c'est le drame ! Impossible d'aller plus loin, s'en est trop pour moi.

En le lisant aujourd'hui, j'ai été plongée dans une sorte de torpeur noire, gorge nouée, poil droit au garde à vous. Ce que je n'avais pas réalisé à l'époque c'est que ce monde décrit (un mélange de troisième reich avec un soupçon de camps de prisionnier communiste) aurait pu ou pourrait être notre monde. Contrôle de la pensée, des médias, endoctrinement, interdiction d'écire, pendaisons publiques, rationnements ..... Je n'avais pas saisit cet aspect à l'époque ou alors je l'avais lu comme un simple roman de SF sans trop réfléchir. Résultat, j'ai stoppé la lecture, impossible d'en lire plus. Je lis pour me divertir par pour finir dépressive. 
Cependant, grace à cette relecture, je prend enfin conscience de tout le géni de l'auteur qui arrive à nous plonger dans le même état que Winston, le héros. 

Et là, sans transition aucune, j'allume bfm pour voir les attentats de Bruxelles et je réalise que j'ai cessé de lire 1984 car le message de haine omiprésent me génait voir me faisait peur pour au final réalisé que la haine est omniprésente dans notre monde actuel. A quand l'arrivée de Big Brother pour surveiller tout le monde et contenir la populace ?

Parenthèse refermée, je ne pense vraiment pas que 1984 soit un bouquin à mettre entre les mains de n'importe qui et surtout de n'importe quel âge et perso, je vais le cacher bien au fond de ma bibliothèque pour quelques temps.